J comme Jeanne Rimbert

Euphrasie Jeanne Rimbert vers 1876 (photo personnelle)

Euphrasie Jeanne Rimbert est la grand tante de mon grand-père André Rimbert. C’est une de mes personnes préférées dans ma généalogie, c’est aussi l’une des rares dont j’ai des photographies. Son parcours est un peu mystérieux et elle me fascine depuis longtemps.

Comment une blanchisseuse-couturière, fille d’un boulanger criblé de dettes, a pu devenir propriétaire avec une fortune de plus de 300.000 francs?

Jeanne (c’est son prénom usuel) naît le 8 septembre 1844 à Chantenay-sur-Loire. Ses parents sont Jean Rimbert (fils de François Etienne Rimbert) et Marie Eugénie Adélaïde Levreaud. Elle est la plus jeune fille d’une fratrie de quatre filles et un garçon (le petit dernier, Jean-Baptiste, mon ancêtre). Jean Rimbert fait faillite vers 1849 mais continue à être boulanger.

En juillet 1869, à 25 ans, Jeanne achète une portion de maison au 11 rue Saint Léonard et rue du Cheval Blanc, qui comprend au rez-de-chaussée, une boutique et arrière-boutique, des caves dessous ainsi que le troisième étage de 9 pièces plus mansarde. Jeanne n’apparaît pas à cette adresse dans les recensements de 1872.

Je la retrouve dans les recensements de 1876, 33 rue des Arts à Nantes. Elle vient d’acheter cet hôtel, le 29 janvier 1876. Ne souhaitant pas que la vendeuse, Victorine Jeanne Françoise Cottineau, veuve de François Pierre Maisonneuve, sache qu’elle en était l’acquéreuse, elle va passer par un entrepreneur, Pierre Julien Chupin. Ce dernier fera une déclaration de command au profit de Jeanne devant Maître Gouzé, notaire à Nantes le jour même juste après la vente.

Elle est propriétaire et chef de ménage, sa sœur aînée Léontine et le fils de celle-ci, Charles Souffay ou Souffait, âgé de 12 ans, vivent avec elle. Une domestique, Rosine Lusette (pas sûre de ma transcription), 57 ans, complète le ménage. Léontine est séparée de son mari depuis le mois de juin 1860, après quelques mois de mariage.

Jeanne se marie deux ans plus tard, le 16 décembre 1878 à Redéné (Finistère), avec Charles Napoléon Pinet, ancien sous-préfet de Jonzac. Je n’ai pas son acte de mariage, et l’état-civil de Redéné n’est pas en ligne (il n’y a que les tables décennales). Mais par contre, j’ai leur contrat de mariage qui m’a donné plein d’informations. Jeanne était toujours propriétaire à Nantes mais vivait dans la maison de son futur époux à Berluhec, avant leur mariage. Sa fortune était plus importante que celle de son époux. Elle avait des bons et des obligations dans divers secteurs (chemins de fer…) ainsi que des créances qui lui rapportaient des intérêts. Je ne sais pas du tout comment elle a eu cet argent, peut-être un héritage? ou un bon placement? ou peut-être cet argent avait-il une origine moins avouable…

Charles Pinet vers 1878 (photo personnelle)

Comment et où Charles et Jeanne se sont rencontrés, je l’ignore totalement. Après leur mariage, ils vont s’installer aux Sables d’Olonne dans une très belle villa qui malheureusement a été détruite. Ils n’auront pas d’enfants.

Carte postale publiée sur geneanet sous licence CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons

Charles décède en février 1905 à 68 ans aux Sables d’Olonne. Jeanne lui survivra jusqu’en 1932. Elle meurt à 87 ans aux Sables d’Olonne chez les Religieuses où elle avait une chambre. Son neveu, mon arrière-grand-père Lucien Rimbert sera son exécuteur testamentaire (ses testaments feront l’objet de ma lettre T 🙂 ).


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