D comme la Disparition de monsieur Durin

Nous sommes le sept juillet 1869, Elisa Louise Anatolie Durin s’apprête à épouser Jacques Georges Alexandre Mizgier de Turzyna. Ce dernier est si malade que les futurs époux ont obtenu une dérogation pour que le mariage ait lieu dans la chambre de Jacques. Deux jours plus tôt, monsieur Robin, docteur médecin de la faculté de Pris a établi un certificat sur l’état de maladie dans lequel Jacques se trouve. Tout le monde se retrouve dans la petite chambre du 27 passage Montgallet pour célébrer ce mariage in extremis. Enfin, tout le monde… non, il manque le père d’Elisa, Pierre Joseph César Durin. Ce dernier a disparu depuis une quinzaine d’années, une disparition qu’il a fallu faire constater rapidement dans un certificat de notoriété dressé par le juge de paix du canton sud de Versailles le 23 juin 1869.

Elisa réussit à épouser Jacques*, et leurs deux enfants, Louise Alexandra et Jacques Eugène Isidore Alexandre sont légitimés.

Le père Durin ne reviendra jamais dans ses foyers. Au décès de son épouse, Marie Jeanne Joseph Malquet, le 1er avril 1880, il est écrit que l’on ignore son domicile.

César (son prénom usuel) et Joséphine (prénom usuel de Marie Jeanne Joseph Malquet) s’étaient rencontrés dans le Nord, entre Gommegnies et Cambrai. Il était taillandier et elle, couturière. Joséphine avait accouché au mois de mai 1831, à Cambrai, d’une petite fille, Pulchérie Césarine Joséphine, mon ancêtre. Six mois plus tard, le 28 novembre 1831, elle épousait César à Gommegnies, et il reconnaissait leur enfant. Le mariage devait sans doute être prévu plus tôt La mère de Joséphine, Marie Malquet, qui résidait à Versailles, avait donné son consentement par procuration le six août, et les publications avaient déjà eu lieu les dimanches trois et dix du mois de juillet. Pourtant, aucune opposition n’avait été faite.

Moins de cinq ans plus tard, le couple s’installait à Versailles, Joséphine voulant sans doute se rapprocher de sa mère. Leur deuxième fille, Elisa Louise Anatolie Durin, naît là-bas, en 1836. César exerce la profession de coutelier mais aussi de conducteur de voiture.

Il disparaît vers 1854, l’année du mariage de Césarine, leur fille aînée. Etait-il présent au mariage? Malheureusement, l’acte original a disparu lors des incendies de la Commune. J’ai pu consulter l’acte reconstitué sur le site FamilySearch, mais il n’est fait aucune mention d’une présence ou absence de César Durin.

Joséphine ne se remariera pas. Sa mère et elle habiteront au 36 rue de l’Orangerie à Versailles jusqu’à leurs décès respectifs, en 1866 pour Marie et en 1880 pour Joséphine.

Pierre Joseph César Durin 1802
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Pulchérie Césarine Joséphine Durin 1831
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Lise Emélie David 1854-1937
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Lucien André Rimbert 1888-1970 
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Mon grand-père
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Ma mère
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Moi

*Jacques se remettra suffisamment de sa maladie pour devenir communard. Il sera jugé et condamné en 1872 pour le pillage de l’église de Saint-Eloi. Il décédera la même année. (source)


4 réflexions sur “D comme la Disparition de monsieur Durin

  1. Bonsoir,

    j’ai aussi un disparu dans mon arbre. Ce n’est pas mon ancêtre direct mais le premier mari de ma sosa 179. Cette dernière refait sa vie, sans pouvoir se marier avec son nouveau conjoint, puisqu’elle n’est pas veuve officiellement.

    Et je découvre un prénom, Pulchérie.

    Bon Challenge AZ.

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